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La BMW E30 est devenue une référence incontournable chez les Youngtimers. Disponible en coupé, berline, Touring ou cabriolet, elle séduit par ses moteurs emblématiques, son plaisir de conduite et sa mythique version M3.
Harald
11 minutes de lecture
BMW
Disponible en coach, berline, break ou cabriolet, dans une pléthore de moteurs, en boîte auto et manuelle, la BM E30 est une Youngtimer prisée pour sa classe, ses qualités, sa fiabilité et ses performances.
Avant elle, il y a eu la E21, de 1977 à 1982 et encore avant, les « 02 » (1602 – 2002), celles qui ont ouvert la voie vers un succès salvateur pour BMW.
La E30 va occuper pleinement ce segment des « moyennes-supérieures », celle des compactes de taille moyenne, alors en plein essor sur les marques Premium.
Petite BM mais gros succès : plus de 2,3 millions de E30 seront vendues entre 1982 et 1994
S’il y a bien une « auto sportive semi-ancienne » qu’on retrouve régulièrement dans les magazines consacrés au phénomène Youngtimer, c’est la BMW E30.
Il n’y a pas que les Golf GTi, les 205 GTI, les R5 Turbo dans la vie … il y a aussi les fabuleuses séries 3 de Munich et en particulier le modèle (calandre 4) phare(s) de BMW dans les années 80 : la E30. Elle séduit par sa personnalité, sa gueule de requin (héritée de ses grands mère 1500, 1602 et de la E21).
C’est une propulsion et si vous en avez trop (de pulsions) gare au tête à queue sur route mouillée ! Cha Gliche … et c’est en partie pour ça que beaucoup de BMW ont souffert une fois en occasion, achetées par des jeunes en quête de sensations.
Une fois derrière son volant, vous découvrez une planche de bord orientée vers le conducteur en mode cockpit ; c’est bien vous le pilote. Pas de fioriture, l’ambiance est un peu austère, mais le foncé lui va bien. Les BMW de cette époque ont très bien vieilli, grâce à la qualité des matériaux employés et de leurs assemblages qui sont restés très longtemps comme la référence de la « Deutshe qualität » (qualité Rallleumande).

En 1982, la E30 apparaît sous la robe d’un coupé chic et sobre. En fait, non, il s’agit d’un Coach puisqu’elle a 4 places et 4 vitres latérales. C’est peut-être la plus désirable des deux versions fermées.
En 1984, la gamme gagne une version à 4 portes, plus polyvalente et plus facile à vivre pour embarquer famille et amis ; elle est un peu plus grande donc plus facile à utiliser au quotidien.

En 1987, le break sort enfin. On l’appelle Touring. La berline 4 portes était « pratique » ? La E30 Touring est fantastique. Elle a du coffre et quelle ligne ! Les familles aisées et les représentants de commerce en sont la cible. Elle est disponible dans quasi toutes les motorisations : 318i, 320i, 320i, 325i, 325 ix (4x4) et en Diesel 324 TD.
Le break sera lui commercialisé jusqu’en 1994, avec l’apparition de son remplaçant en version E36.
Le cabriolet a été absent pendant 15 ans du catalogue BMW, autant dire que les béhèmistes en manque de grand air l’attendaient. Dépourvu d’arceau central de sécurité, c’est un des plus beaux cabriolets de sa décennie ; le regarder de côté, décapoté, est un régal de style tant sa ligne est pure. Il a été produit de 1986 à 1993.

Tout comme pour la E21, le carrossier allemand BAUR, partenaire de longue date de BMW, s’est penché sur la E30 pour offrir aux clients, une solution grand air en attendant le « full cabriolet » de la marque. La version TC2 proposée par BAUR dès 1983, est une coach basée sur un arceau central de type 911 Targa avec un toit découvrable et une capote en toile, rabattable jusqu’à l’arrière. Cette interprétation du cabriolet est plus rare que celle commercialisée par BMW.
Pour l’anecdote, de la carrosserie BAUR, sont sorties les coques des mythiques M1, Z1 et Porsche 959.

Dès sa sortie, la E30 a été proposée en 4 et en 6 cylindres ; pas étonnant puisqu’elle reprenait les bases moteurs de sa devancière, la E21.
Ces moteurs sont vaillants, fiables, et éprouvés (pas comme certains moteurs de maintenant, pourtant nommés « moteur de l’année ») ; une fois mis au goût du jour, ils se révèlent parfaitement à leur aise dans la E30.

Le 6 en ligne, c’est LA signature magique de BMW.
« Un 6 en ligne de BM ça a une âme, ça vous cause… et moi j’vous dis qu’dans les tours, ça vaut l’détour » ; « ma BM, j’entends son p’tit cœur munichois qui bat la chamade comme celui d’une serveuse sous pression pendant la fête de la bière… ».
Voilà des répliques qui auraient pu figurer dans les « tontons flingueurs » puisque le 6 en ligne de BMW date de 1933. Sur la E30 on en trouve plusieurs en Essence et aussi en Diesel !

Retrouvez ici toutes les motorisations de la E30
Comme toutes les autos solides et fiables, puissantes et qui plus est, en propulsion, les E30 ont souffert de leurs secondes, troisièmes, quatrièmes… vies en occasion. Devenues abordables, ces sportives dans l’âme ont également connu les affres du Tuning. Trouver une belle E30 en occasion n’est plus aussi facile qu’avant. Si elle est restée d’origine et bien entretenue, que sa carrosserie ou (et) son moteur soient « d’intérêt », préparez-vous à craquer (cœur et livret A !) pour ce bestseller de la marque Munichoise.
Youngtimer par excellence, encore trouvable puisque vendue à grande échelle, disponible dans beaucoup de versions, laquelle pourrait être la vôtre ?
Présentée au salon de Francfort en 1985, la E30 M3 est une voiture d’ingénieurs, née pour en découdre avec Mercedes et sa 190 2.3L 16s et avec Ford et sa Sierra Cosworth 2.0L Turbo, autant sur route ouverte qu’en compétition.
Une M3 E30 c’est une BMW E30 bodybuildée au niveau des ailes, un moteur qui chante au-dessus de 4 000 tours, un spoiler et un aileron arrière qui annoncent la couleur : celle de la performance à tous les étages.

BMW avait tapé fort avec la 2002 Turbo puis s’était quelque peu relâché sur sa période E21. La M3 E30 refait le plein de superlatifs en 1986 ; c’est une auto de course déguisée en petit chaperon (zone) rouge.
A peine sortie, la M3 a été élue sportive de l’année 1986 par le magazine Echappement qui faisait l’éloge du caractère sportif de son brillant 4 cylindres et de son « comportement stupéfiant d’efficacité ». Elle reste malgré tout une sportive polyvalente, c’est « une voiture de course génialement civilisée ». Tout est dit !

Concoctée par le fameux département Motorsport de la firme à l’hélice, ce bolide est muni(ch) d’un 4 cylindres 2.3L, coiffé d’une culasse 16s à double arbre à cames en tête et alimenté par une injection BOSCH Motronic.
Résultat : 200 poneys à 6 750 t/mn et 24,5 mkg de couple pour arracher ses 1 270 kg.
Un 4 cylindres ? Mais pourquoi, alors que le 6 en ligne est le moteur qu’attendent tous les afficionados dans une E30 poussée à l’extrême ?
Parce que la M3 est une « voiture d’homologation » produite par BMW à plus de 5 000 exemplaires, en vue de son homologation en Groupe A du championnat du monde des rallyes. Le règlement du Groupe A et celui du championnat de DTM sur circuits posent les bases des catégories dans lesquelles BMW veut briller. Le 4 cylindres présente beaucoup d’avantages : plus léger, il répond mieux et permet une préparation plus poussée que sur un 6 ; 350 cv et 10 000 t/mn sans sourciller.
Sur la M3, rien n’est laissé au hasard, le moteur est au top, le châssis est fantastique, la boîte est solide et bien étagée (pas comme sur les autres E30), les freins à disque sont mordants et endurants. A l’intérieur, les baquets RECARO, le volant 3 branches et le pommeau M, la console tournée vers vous, vous font sentir comme un vrai « pilote » dans une ambiance course.
Le châssis de la M3 et ses trains roulants sont eux aussi exceptionnels ; ajoutez à cela une boite 5 Getrag (première en bas, à gauche) et un autobloquant ZF à 25% et vous obtenez une propulsion redoutable d’efficacité aux mains d’un conducteur aguerri (il n’est plus malade).
La première des M3 n’est pas un couteau à beurre, c’est un scalpel, une authentique sportive.
En compétition, la M3 s’est illustrée en rallyes, sur circuits, en DTM, en endurance, sur terre, sur asphalte. Elle commence sa carrière en gagnant les 24H de Spa Francorchamps en 1984 ! Au total, elle a remporté plus de 1 400 victoires qui ont scellé sa légende.
Plusieurs séries limitées ont été produites pour fêter ces podiums ; on retiendra les versions Cecautto, Ravaglia et Tour de Corse, Evo 1 puis Evo 2.
Passée à 2.5L et 238 chevaux sous la dénomination M3 Sport Evolution, le fabuleux coupé M3 tire sa révérence en 600 exemplaires (dont50 pour la France), en 1990.

BMW avait prévu de produire 5 000, ils en feront près de 18 000. Première d’une longue lignée de M3, la M3 E30 est celle à avoir dans son garage, si vous êtes en quête d’exclusivité et que votre portefeuille vous le permet. Sa cote décolle et atteint aujourd’hui des sommets dignes de ceux des cols du Monte-Carlo ; un vrai cas d’école au sein de la famille des Youngtimers sportifs. Quand on M, on ne compte pas !

Harald
Le partage de la Passion, simplement.

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