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Compartiment moteur d'une Golf 3 VR6 noire : moteur six cylindres VR6 et calandre avec monogramme VR6

Golf 3 : VR6, GTI 16S et Cabriolet, histoires de propriétaires

Un cabriolet « MK3.5 » américain remis à l'état de sortie d'usine, une VR6 belge ramenée à 100 % d'origine, une VR6 au contraire très personnalisée et une GTI 16S offerte par un père : quatre histoires de Golf 3.

22/10/2026

Harald

7 minutes de lecture

Lancée en 1991, la Golf 3 a été produite jusqu'en décembre 1997 à près de 4,8 millions d'exemplaires. Plus ronde, plus lourde et mieux équipée que la Golf 2, elle a longtemps souffert d'une image de Golf « embourgeoisée ». C'est pourtant elle qui a inauguré le VR6 : un six-cylindres de 2.8 litres et 174 ch, dont les deux rangées de cylindres ne forment qu'un angle de 15°, assez compact pour se loger à l'avant d'une compacte. La GTI 16S et son 2.0 de 150 ch ont rendu à la GTI son tempérament, et le cabriolet, construit par Karmann à Osnabrück, a été produit de 1993 à 2002.

Aujourd'hui, la Golf 3 est une youngtimer accessible, avec une mécanique éprouvée et des pièces encore faciles à trouver. Pour l'histoire du modèle, lisez notre article sur la Golf 3. Voici quatre Golf 3 et leurs propriétaires, dont les récits ont été réécrits et resserrés en gardant leur esprit.

Laurent et son Cabrio « MK3.5 » de 2000, version américaine

Laurent a toujours aimé les cabriolets et les roadsters, et en particulier les versions vendues aux États-Unis, avec leurs spécificités imposées par ce marché. Pour un anniversaire marquant, il décide de s'offrir une Golf cabriolet américaine. Il cherchait une Golf 3, il a trouvé mieux : une « MK3.5 », comme disent les Américains, c'est-à-dire le cabriolet Golf 3 restylé à la fin des années 1990 avec la face avant de la Golf 4. Aux États-Unis, il s'appelait simplement Cabrio.

Le premier propriétaire, expatrié au Texas, l'avait ramenée en France en 2005 et l'a gardée jusqu'en 2017. Laurent en est le troisième propriétaire, à 86 000 miles, soit un peu moins de 140 000 km. C'est une GL avec le 2.0 de 115 ch (moteur ABA) et une boîte automatique, dans la teinte Desert Wind (code LG7V). Pas de cuir ni de capote électrique, mais le régulateur de vitesse et la climatisation : exactement ce qu'il cherchait.

Il a ensuite tout passé en revue, de la petite vis du rail de ceinture au calculateur du régulateur, en passant par l'éclairage des miroirs de courtoisie et les coulisseaux de sièges : démontage, remise en état, remplacement, nettoyage jusque dans les moindres recoins. Il a aussi réuni la documentation d'époque, brochures, dossier de presse et publicités, et déniché un carnet d'entretien américain neuf. Seules entorses à l'origine : une liaison Bluetooth intégrée à l'autoradio d'époque, et les jantes alu « Suzuka » des GLX vendues aux États-Unis de 2000 à 2002.

Un détail d'histoire, enfin. Les cabriolets Golf sortaient de chez Karmann, à Osnabrück, mais pour le marché nord-américain, Volkswagen en a aussi assemblé 83 628 dans son usine de Puebla, au Mexique, entre 1996 et 2002. Le code constructeur qui ouvre le numéro de série indique d'où sort chaque voiture.

Jante alu Suzuka à six branches du Golf Cabrio américain de 2000, carrosserie beige métallisé

Kevin et sa VR6 de 1996, ramenée à 100 % d'origine

Kevin a acheté sa Golf 3 VR6 pour la sonorité grisante de son six-cylindres, avec un objectif précis : en faire une voiture de collection, immatriculée comme telle. C'est une VR6 2.8 automatique d'octobre 1996, en version OBD 2, importée en Belgique par D'Ieteren et affichant 139 000 km d'origine.

Certaines pièces n'étaient plus d'origine, d'autres étaient cassées. Kevin la ramène donc, petit à petit, à 100 % de sa configuration de sortie d'usine, avec des pièces commandées chez Mecatechnic. Prochaines étapes : un passage en carrosserie pour effacer les stigmates du temps, et des jantes BBS de la série 20e anniversaire de la GTI.

Documentation d'époque du Volkswagen Cabrio 2000 : fiche technique GL 2.0, brochure et dossier de presse

Lionel et sa VR6 de 1995 : l'autre école

À l'opposé, Lionel a fait de sa VR6 de 1995 une voiture très personnelle dès la première année : cuir noir, ciel de toit et montants de portes noirs, demi-ligne d'échappement Magnaflow, combinés filetés, feux arrière Hella et une installation audio complète. Il avait encore en tête un kit carrosserie américain, une peinture, les soubassements et le freinage.

Les deux VR6 illustrent les deux façons de vivre une Golf 3 : la conservation et la personnalisation. Sur un point, en revanche, ne prenez pas sa voiture pour modèle : ses jantes de 9 pouces de large chaussées de pneus de 205 forment une monte étirée, hors des préconisations. Avant de changer de jantes, lisez notre article Comment bien choisir ses jantes.

Compartiment moteur d'une Golf 3 VR6 noire : moteur six cylindres VR6 et calandre avec monogramme VR6

Charlotte et sa GTI 16S de 1993, transmise par son père

La GTI 16S est arrivée après la GTI 8 soupapes de 115 ch lancée avec la Golf 3, jugée trop sage par les amateurs. Avec 150 ch, elle a rendu à la GTI son caractère, et elle est aujourd'hui l'une des Golf 3 les plus recherchées.

Charlotte est passionnée de Volkswagen depuis l'enfance : son père a toujours roulé en GTI 16S, en Golf 2 puis en Golf 3. Sa propre première voiture était une Golf 3 GT TDI de 90 ch, idéale pour débuter.

À Noël 2019, son père lui tend une petite boîte. À l'intérieur, la clé de sa Golf 3 GTI 16S de 1993, qu'il possédait depuis dix-huit ans et qui dormait au garage depuis environ cinq ans. La remise en route est faite. Restent une révision générale complète et un passage chez le carrossier, car la rouille, comme sur toute Golf 3 restée immobile, a fait son œuvre.

Golf 3 VR6 trois portes vert foncé vue de profil, toit blanc et jantes alu à cinq branches
Golf 3 GTI 16S grise couverte de poussière dans un box, avant sa remise en route

Conserver ou personnaliser ?

Laurent et Kevin cherchent l'origine jusque dans les détails, Lionel préfère une voiture qui lui ressemble, Charlotte prolonge l'histoire d'une voiture de famille. Avec près de trente ans pour les berlines les plus récentes, les Golf 3 bien conservées se raréfient : une voiture d'origine, documentée et entretenue, gagne en valeur et en intérêt. Si vous hésitez, gardez les pièces d'origine déposées. Elles permettront toujours de revenir en arrière.

Remettre une Golf 3 en route après un long sommeil

Une GTI 16S réveillée après cinq ans d'arrêt, une VR6 ramenée à l'origine, un cabriolet passé en revue vis par vis : ces voitures ont toutes eu droit à un inventaire complet. Après une longue immobilisation, commencez par les fluides, la distribution, les durites, les freins et la batterie, puis inspectez les bas de caisse et les passages de roue. Pour chaque moteur, du 1.4 au VR6, les pièces sont classées sur la page des motorisations Golf 3, et l'ensemble du catalogue est sur notre page Golf 3.

Et vous, quelle est l'histoire de votre Golf 3 ?

Vous roulez en Golf 3, berline ou cabriolet, d'origine ou personnalisée ? Racontez-nous son histoire. Nous ne publions un témoignage qu'avec l'accord écrit de son auteur, pour le texte comme pour les photos, et nous pouvons ne garder que votre prénom.

Culasse 16 soupapes de la Golf 3 GTI 16S, collecteur d'admission déposé
Harald Adam

Harald

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